Au cœur de la cité du Vatican, la basilique Saint Pierre fait partie des endroits à visiter absolument lors d’un séjour à Rome.
Au delà de son intérieur, il est également possible de monter au sommet de sa coupole pour admirer le plus beau des panoramas sur Rome !
Nous partageons dans cet article ce que vous verrez à l’intérieur, nos conseils et bons plans.
Informations pratiques
Voici les infos utiles à connaître :
Prix
L’accès y est libre et gratuit, sauf si vous souhaitez bénéficier d’un audio-guide.
Néanmoins, vous vous en doutez, il peut y avoir du monde. Il y a même presque toujours beaucoup de monde ! Du printemps à l’automne, l’attente dépasse largement les 30 minutes et peut atteindre 2 heures pendant les périodes de forte affluence (les vacances scolaires notamment).
Il existe des solutions pour entrer sans avoir à faire la queue. Les voici :
Accès coupe-file via différents city pass
Même si l’entrée est gratuite, avoir un city pass peut procurer un avantage certain : une entrée coupe-file. Comme évoqué précédemment, c’est un vrai plus pour éviter de perdre votre temps.
Voici celui qui permet d’entrer rapidement dans l’édifice :
Horaires de visite
Elle est ouverte toute l'année, de 7h00 à 18h30, et même jusqu'à 19h00 d'avril à septembre.
Elle est cependant fermée tous les mercredi matin, pour les audiences pontificales, et certains jours particuliers de l'année : le 1er et le 6 janvier, le dimanche et le lundi de Pâques.
Certaines parties, comme les Grottes du Vatican, ont des horaires plus restreints. Ils sont indiqués sur place.
Comment s'y rendre ?
Elle se situe sur la place du même nom.
La station de métro la plus proche est celle d'Ottaviano sur la ligne A, à une dizaine de minutes de marche.
Depuis le Centre Historique, il faut compter une petite demi-heure à pied.



Combien de temps pour sa visite ?
Le temps passé au sein de la basilique Saint-Pierre peut être très variable.
En dehors du temps d'attente pour entrer, il faut compter a minima 30 à 45 minutes. Cela peut monter à 1h30 (voire plus) si vous prévoyez de monter au sommet de la coupole.
Concernant les visites guidées, elles durent entre 45 minutes et 2 heures.



Faut-il réserver un ticket coupe-file ?
Même si ce n’est pas indispensable, nous recommandons d’avoir un moyen d’entrer rapidement dans le monument.
Nous vous conseillons donc a minima d’opter pour l’audio-guide qui vous permettra de réduire fortement le temps d’attente.
Et si vous optez pour l’un des city pass, vous pourrez aussi bénéficier de cette entrée rapide.
Quoi visiter dans la basilique Saint Pierre ?
Même si elle possède de nombreux trésors, voici l’essentiel à ne pas rater :
La façade
L’immense façade est la première impression que l’on se fait du bâtiment en rejoignant la basilique depuis la place Saint-Pierre.
Dernière partie construite de l’édifice, elle fut confiée à l’architecte Maderno. En l’achevant, il mit fin à plus de 100 ans de travaux depuis le lancement du chantier.
Dès sa création, elle fut critiquée pour sa hauteur trop imposante. Les statues qui la coiffent, de Jésus, des apôtres sont très belles.
Elle dispose de 5 portes, dont une ouverte seulement tous les 25 ans, selon la tradition des jubilés. La plus belle est la centrale, héritée de l’ancienne basilique.
Elle a reçu ses vantaux de bronze pendant la Renaissance. Ils illustrent des scènes de la vie des apôtres : Saint Pierre, Sainte-Marie et Jésus.



La nef centrale
Celle-ci conduit depuis l’entrée jusqu’à l’autel qui se dresse sous le baldaquin colossal du Bernin (ou Gian Lorenzo Bernini).
Elle mesure à elle seule 98 mètres de long !
Dès l’entrée, vous remarquerez au sol le grand disque de porphyre rouge. C’est sur cette pierre-même que Charlemagne fut couronné empereur en 800.
En remontant, juste avant l’arrivée à la croisée, la statue en bronze de Saint-Pierre est un lieu de pèlerinage à lui tout seul. En effet, il est de coutume de lui toucher le pied. Celui-ci est d’ailleurs fortement usé, touché par des millions de mains depuis le XIIIème siècle…




Le baldaquin et le maître-autel
En plein centre de l’église, à la croisée du transept, le maître-autel était un peu perdu dans les dimensions de l’édifice. Le pape Urbain VIII confia le problème au Bernin, qui eut l’idée de dresser cet immense baldaquin de bronze pour focaliser l’attention des fidèles sur le lieu le plus sacré.
Le sculpteur s’inspira des petits baldaquins éphémères beaucoup utilisés à l’époque pour les processions solennelles à l’occasion des fêtes religieuses.
Les quatre colonnes de bronze, vrillées, reprennent la forme torse de celles de l’Antiquité, pour dresser l’immense structure à près de 30 mètres !



Les piliers de la coupole
Encadrant le baldaquin, ces 4 piliers sont absolument colossaux : 71 mètres de circonférence chacun ! Ils furent les premiers éléments du chantier de Bramante, habillés finalement par le Bernin.
Ce dernier y creusa des niches pour y placer d’immenses statues rappelant des reliques.



La Pieta
Située dans la nef droite, toute proche de l’entrée, la scène présente la Vierge Marie avec son fils, le Christ, mort sur la croix.
Sculptée pour le tombeau d’un cardinal français en 1499, c’est le tout premier chef-d’œuvre de Michel-Ange à 23 ans. Elle est protégée par une vitre disgracieuse mais nécessaire suite à des tentatives de vandalisme par le passé.
Dans la chapelle de Saint Sébastien, juste à côté, la tombe de Jean-Paul II y a été déplacée depuis sa canonisation en 2014.
La visite du dôme
Il est possible d’accéder au toit puis, de là, gravir encore le dôme afin d’atteindre le sommet de l’édifice. La vue sur Rome depuis cette hauteur est incomparable.
Pour cela, il faut se rendre sur la droite dès l’entrée, et faire la queue pour acheter un ticket. On emprunte alors un ascenseur qui parcourt une partie du chemin.
Celui-ci amène à une terrasse qui dispose d’une vue plongeante sur la nef et permet de découvrir les détails de la coupole.
Il faut ensuite gravir plus de 300 marches au total. Attention, sans être particulièrement éprouvante, l’ascension se fait dans un escalier étroit. En cas de fort vertige ou de claustrophobie, préparez-vous, voire même : passez votre chemin pour cette visite.





Les tombeaux
Les tombes des papes et personnalités marquantes se trouvent dans la basilique. Ils sont chacun des œuvres d’art à part entière.
Les plus remarquables sont :
- le monument d’Urbain VIII, positionné tout au fond de l’église, à droite de la chaire : c’est la première œuvre funéraire majeure du Bernin.
- le tombeau d’Alexandre VII, réalisé en fin de carrière par le Bernin : il intègre astucieusement la porte qu’il encadre.
Mais elle abrite également le tombeau de Saint Pierre lui-même, sous l’autel. En revanche son accès n’est pas ouvert au public.
Le trésor
Même si elle a été pillée plusieurs fois au cours de son histoire, la basilique Saint Pierre de Rome conserve de nombreuses richesses. Elle sont rassemblées dans son trésor, dont l’accès nécessite un ticket.
On y accède par une porte bien indiquée, juste avant le transept, à gauche. Vous pourrez y voir du matériel liturgique (vêtements, candélabres, calices), la tiare pontificale ou encore le tombeau du pape Sixte IV, à l’origine de la chapelle Sixtine.
Les grottes du Vatican
En dessous, dans ce que l’on appelle « les grottes », vous pourrez voir les tombeaux de plusieurs papes. Ils sont beaucoup plus sobres que les impressionnants monuments de marbre de l’église.
C’est ici que se trouvait le tombeau de Jean-Paul II, avant d’être déplacé dans la chapelle de Saint Sébastien en 2014.



Histoire
Un premier édifice en hommage à Saint-Pierre fut érigé à ce même emplacement durant le IVème siècle, sous le règne de l’empereur Constantin. Il était déjà imposant à l’époque car sa longueur dépassait 100 mètres.
Durant le Moyen Âge, elle fut l’un des plus grands lieux de pèlerinage du monde chrétien. Elle se vit renforcée par une citadelle suite à des pillages, mais fût quand même mise à sac par les Sarrasins et les Normands.
Consacrée en 326, elle accusait son âge mille ans plus tard, et menaçait de s’effondrer. Le pape Jules II, voulant redorer l’image de l’église en cette période de Réforme et asseoir son rôle personnel de protecteur des arts, décida de raser la vieille basilique.
Celui-ci souhaita la remplacer par un projet grandiose, et confia le travail à Bramante, qui avait déjà œuvré sur le palais du Vatican. La démolition débuta en 1506.
Malheureusement, Bramante décéda en 1514, et le projet s’enlisa. Les plans furent alors modifiés par Raphaël et son concurrent et partenaire, Da Sangallo. Ils ne s’entendaient pourtant pas, et rien de concret n’avançait.
C’est Michel-Ange, en 1547, qui repris la direction du projet en revenant sur les plans de Bramante et en y ajoutant son plus grand projet : la coupole. Il n’en verra malheureusement pas l’achèvement.
C’est finalement Carlo Maderno, dernier héritier du chantier en 1605, qui l’amena à son aboutissement en 1626, parachevant l’édifice avec une façade monumentale, tandis que Bernin se chargea de l’habillement intérieur.



La basilique Saint Pierre est incontestablement un incontournable à visiter à Rome. Par son importance pour les catholiques, elle figure parmi les monuments les plus visités de la capitale italienne.
Gardez en tête que l’entrée étant gratuite, l’attente peut être conséquente.
