Parmi les nombreux musées de la capitale italienne, celui du Château Saint-Ange sort du lot par le côté atypique du lieu dans lequel il se trouve. Ancien mausolée, il est désormais un musée qui fait partie des incontournables à Rome.
Mais avant de visiter le Castel Sant’Angelo, plusieurs informations sont à connaître : prix du billet, où l’acheter, quels sont les horaires, comment s’y rendre…
Nous partageons dans ce guide ce qu’il faut savoir sur ce site touristique. Mais aussi à quoi s’attendre, et avoir en tête les principales œuvres et choses à ne pas manquer durant sa visite.
SOMMAIRE
Informations pratiques
Afin de planifier votre séjour, voici les infos essentielles.
Prix & billets
Il n’existe qu’un seul type de billet. Il inclut l’audio-guide. Celui-ci consiste à télécharger une application mobile sur son smartphone et permet de profiter pleinement du lieu via des commentaires, en français.
Disposer de son ticket en avance permet d’éviter la file d’attente sur place, car il fait office de billet coupe-file.
Le Château Saint-Ange, une visite incluse dans différents city pass !
Disposer d’un pass pour visiter Rome est une alternative possible au ticket d’entrée classique pour le Castel Sant Angelo.
Il en existe plusieurs. Voici ceux que nous recommandons et qui couvrent l’entrée pour ce lieu :
Horaires
Le château Saint-Ange est ouvert :
- du mardi au dimanche
- de 9h00 à 19h30, avec une dernière entrée à 18h30
Il est en revanche fermé les jours fériés suivants : le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.



Comment y aller ?
En transport en commun, les deux alternatives pour y accéder sont :
- le métro, via la station Ottaviano (ligne A), à une vingtaine de minutes de marche
- le bus, via l'arrêt Piazza Pia / Castel Sant'Angelo, proche de l'entée
L'entrée du musée se trouve au sud du château, face au Pont Saint-Ange, exactement au Lungotevere Castello, 50. On la repère facilement à la file d'attente devant l'entrée, celle des visiteurs qui n'ont pas leur billet coupe-file.
Pour s'y rendre depuis le Centre Historique, il faut marcher une quinzaine de minutes.
Compte tenu de sa distance par rapport au métro et la complexité des lignes de bus, faire le trajet à pied depuis le Centro Storico est la manière la plus courante.



Quelle durée prévoir ?
Ce monument se visite pour 2 raisons principalement : l'édifice en lui-même mais aussi les œuvres qu'il abrite.
Au total, en fonction de l'intérêt que vous y porterez, vous pouvez prévoir une durée de visite allant d'1h à 1h30.
L'audio-guide est un réel plus pour mieux cerner l'histoire de ce mausolée antique. Il est possible de pousser jusqu'à 2 heures dans ce cas, difficilement plus.





Faut-il réserver un ticket coupe-file ?
Même s’il ne s’agit pas du plus important musée de Rome, le Château Saint-Ange fait partie des principaux. Il attire chaque année près de 2 millions de visiteurs, et la file d’attente pour entrer peut être longue.
Nous conseillons donc d’acheter votre billet à l’avance, et de l’avoir imprimé ou plus simple encore de l’avoir sur votre téléphone.
Que voir au Château Saint Ange ?
Le musée offre plus d’une cinquantaine de salles qui permettent de découvrir les nombreuses facettes de l’histoire du château.
La grande rampe
C’est un des vestiges de l’époque hadrienne. Elle représente à elle seule l’un des intérêts de ce musée.
Les cendres de l’empereur empruntèrent cette hélice en pente douce pour arriver jusqu’au cœur du mausolée.
A l’époque, les murs devaient être habillés de marbres colorés, mais il ne reste aucun témoignage de ce faste, disparu au cours des siècles.



Les différentes salles
Parmi les salles que l’on parcoure durant sa visite, il faut retenir :
- la salle d’Apollon, aménagée au XVIème siècle sur le thème des différents mythes entourant le dieu solaire, protecteur des arts. C’est Clément VII qui en commanda les fresques. Elles sont décorées d’une multitude de personnages antiques, parmi lesquels quelques allusions grivoises.
- la stuffetta, qui était la salle de bain du même pape Clément VII, à l’élégant décor un peu décalé dans une forteresse assiégée. Les fresques et les stucs dépeignent des dieux et des animaux aquatiques, comme des dauphins ou des cygnes.
- la sala Paolina, la plus somptueuse de toutes les pièces. Elle fût conçue comme le salon d’apparat des appartements que le pape Paul III fit aménager au XVIe siècle dans la forteresse. Les trompe-l’œil délicats illustrent la vie d’Alexandre le Grand ou encore de Saint Paul.
- la salle du Trésor dont les murs épais permirent pendant de nombreuses années de garder à l’abri les archives et trésors papaux. On y trouve un magnifique mobilier spécialement adapté à la forme circulaire de la pièce.
- l’armurerie, qui abrite une belle collection d’armes et d’armures d’époque.





Les parties extérieures
Au-delà des différentes salles que l’on peut parcourir, la visite du château Saint-Ange passe également par ses parties extérieures, avec notamment :
- son chemin de ronde depuis lequel on aperçoit bien le dôme de la basilique Saint-Pierre (entre autres).
- la cour Alexandre VI dans laquelle on peut découvrir un puits, mais aussi une ancienne catapulte et des boulets de canon en pierre.
- sa terrasse, au dernier étage, depuis laquelle on dispose d’une vue panoramique impressionnante et qui clôt parfaitement l’ascension du musée.
On distingue de ce sommet la géographie de Rome et de ces différentes collines. La statue de l’ange, remarquable, est une œuvre flamande du XVIIIème siècle. Elle occupe l’emplacement de la statue originelle d’un char romain en bronze.



Son histoire
L‘Empereur Hadrien, au début du IIème siècle, fut à l’origine du Château Saint-Ange. Souhaitant disposer d’un mausolée, il choisit d’en faire bâtir un imposant sur la rive opposée du Tibre.
Construit sur une base carrée, et reconnaissable à sa large tour cylindrique de près de 50 mètres de haut, les travaux de construction durèrent une dizaine d’années.
Après sa mort (en 138 ap JC), ses cendres y furent placées. Par la suite d’autres empereurs comme Marc-Aurèle, Septime Sévère ou Caracalla décidèrent que leurs cendres résideraient également dans ce mausolée.
Quelques siècles plus tard, la fonction funéraire de ce lieu disparut. Par son côté imposant, il fut transformé naturellement en ouvrage miliaire. Il fut même intégré à la muraille de la ville à partir du Vème siècle.
Par la suite, touchée par une épidémie de peste en 590, l’histoire raconte qu’un ange serait apparu au somment du Castel Sant’Angelo pour avertir le Pape (Grégoire Ier) de la fin imminente de celle-ci.
L’Eglise prit alors possession de l’édifice.
Suite au pillage de Rome en 846, et en particulier celui de la basilique Saint-Pierre, Le Pape Leon IV décida de fortifier le Vatican en l’intégrant.
Plus tard, cette forteresse servit également de refuge aux souverains pontifes, notamment durant les périodes du Moyen-Age et de la Renaissance. Elle servit également de prison politique jusqu’au milieu du XIXe siècle.
En parallèle, au XVIe siècle, le Pape Paul III souhaita en faire un palais en y aménageant de beaux appartements.
C’est au XXème siècle qu’il prit son rôle de musée que l’on peut visiter. Restauré, il fut mis en valeur grâce à la destruction des maisons qui le bordaient.



Musée caractéristique de Rome, le château Saint-Ange fait partie des plus importants de la ville. Au-delà des œuvres en elles-mêmes que l’on peut y découvrir, il s’agit également d’un endroit chargé d’histoire et parmi les plus beaux de la capitale.
