La Villa Adriana à Tivoli

La Villa Adriana n’a aujourd’hui plus l’apparence d’une villa au sens classique du terme. Il s’agit des vestiges d’un immense domaine impérial, composé de palais, de thermes, de jardins, de bibliothèques et de bâtiments administratifs, répartis sur un territoire très étendu.

Située à Tivoli, à une trentaine de kilomètres de Rome, cette excursion permet de comprendre comment fonctionnait ce complexe à l’époque, avec tous ses lieux de pouvoir, de loisirs, de repos et d’administration.

Dans ce guide, nous allons vous détailler, les différentes parties et lieux d’intérêt à découvrir, ainsi que les informations pratiques à connaître pour préparer votre visite.

Informations pratiques

Afin de préparer au mieux votre découverte de Rome à Tivoli, voici les principales informations à avoir en tête.

Alternatives d’excursion et prix

Plusieurs offres permettent de découvrir ce lieu, vous pourrez choisir en fonction de vos préférences celle qui vous convient le mieux.

En effet, vous pouvez vous orienter vers le choix d’une visite simple pour cette visite, ou fusionner avec la Villa Este, ce que nous vous recommandons si vous souhaitez passer une journée entière à Tivoli.

Aussi, vous pouvez choisir de le faire en excursion organisée, avec déjeuner inclut ou non.

Voici l’offre que nous pouvons proposer (avec option à choisir) pour le moment.

Ticket combiné Villa Adriana + Villa Este + transport + option déjeuner

Ce billet vous permet d'accéder à la Villa Adriana, ainsi qu'à la Villa Este.

Il comprend également le transport aller-retour de Rome à Tivoli, ainsi que le transport entre les deux villas.

Vous pouvez aussi choisir l'option déjeuner si vous le souhaitez, pour un total de 120 euros. 

Comment y accéder ?

Le site se trouve à environ 5 km à l’ouest du centre historique de Tivoli.

Si vous voulez venir par vos propres moyens, vous pouvez prendre le train régional directement depuis la gare de Rome Termini ou Tiburtina, jusqu’à la gare de Tivoli, la durée est d’environ 45min/1h.

Ensuite, vous devez prendre un bus local de la gare de Tivoli, pendant environ 30min. Cependant, attention les bus ne circulent pas toute la journée. Veillez donc bien à gérer votre temps pour faire l’aller-retour à temps, avant votre train pour retourner à Rome.

Si vous logez à Rome, nous nous déconseillons de louer une voiture, bien que ce soit l’option la plus pratique pour vous rendre sur place, car vous aurez beaucoup de mal à vous garer et circuler dans le centre de Rome. De plus, le coût global est cher.

Enfin, la dernière option est de venir en bus depuis Rome, lors de sortie organisée. L’avantage est que vous n’avez pas à vous préoccuper des transports, vous êtes récupéré à Rome puis amené aux Villas, l’une après l’autre, avec des temps libres, et vous repartez ensuite en bus. C’est la solution la plus simple et économique, mais elle inclut forcément la visite d’Este.

Notez que pour accéder au site, vous devez passer par des routes montantes et sinueuses, ce n’est pas vraiment aménagé pour les piétons, pour des raisons de sécurité, nous déconseillons de vous y rendre à pied depuis le centre de Tivoli.

Combien de temps y consacrer ?

Tout dépend de votre intérêt pour le lieu et si vous êtes accompagnés d’un guide ou non. Quoi qu’il arrive vous allez beaucoup marcher, c’est une découverte qui prend du temps.

Pour survoler toutes les parties du site sans être un grand connaisseur, 2h/2h30 vous serons suffisantes.

Pour les passionnés d’histoire et d’archéologie, vous pouvez prévoir 3h, voir même 4h si vous avez le temps, afin de faire un parcours complet avec la lecture de chaque panneau, car le site est vraiment très grand, avec beaucoup d’explications.

Quelle est le meilleur moment pour s’y rendre ?

Le meilleur moment pour s’y rendre, est idéalement par un temps doux et sec. Par temps de pluie, le terrain risque d’être boueux, et par trop grosses chaleurs, vous allez être étouffés, car il y a beaucoup d’endroits sans ombre.

Concrètement, pour vous organiser au mieux, les mois les plus propices à sa découverte sont les mois d’avril et juin ainsi que septembre et octobre, pour être certain de la météo avec une végétation agréable, et des journées assez longues.

Si vous supportez bien la chaleur, vous pouvez y aller en juillet/août, mais vous prenez le risque d’avoir potentiellement trop chaud lors de votre parcours.

Que voir lors de la découverte du site ?

Une fois sur place, il y a beaucoup à voir et à faire dans les ruines de cette ancienne résidence impériale. Le terrain ne fait pas moins de 120 hectares, dont une quarantaine accessibles à la visite, avec plusieurs chemins, et des dizaines de points d’intérêts à découvrir. Il y a donc largement de quoi s’occuper.

Principe de la visite

Si vous venez sans guide, vous pouvez vous déplacer librement dans le parc en suivant les indications. Cependant attention de ne pas tourner en rond, il est très vaste, prenez des photos du plan en arrivant ou téléchargez le en ligne. Il faut savoir que cette demeure a été progressivement abandonnée à partir de l’Antiquité tardive, puis dépouillée de ses matériaux au fil du temps.

La visite consiste donc à lire l’espace en essayant d’imaginer et de comprendre les volumes, les circulations, la fonction des bâtiments, et la manière dont l’ancien propriétaire Hadrien organisait sa résidence.

Vous trouverez de nombreux panneaux explicatifs pour vous repérer, mais l’étendu du site demande un minimum d’attention pour bien saisir l’ensemble.

Jardins, Pecile et promenades

Vous commencerez très certainement votre parcours en passant devant le Pécile. C’est l’un des espaces les plus impressionnants visuellement, il s’agit d’un immense jardin rectangulaire entouré de portiques, avec un grand bassin central d’environ 230 mètres de long.

Cet espace servait à la promenade, à la réflexion et sûrement à l’exercice physique. Le bassin central jouait un rôle esthétique, mais aussi climatique, car il rafraîchit l’air ambiant.

panneau d'affichage
pecile
jardins et chemins

Le Canopus et le Sérapéum

En continuant votre chemin vous tomberez sur le Canopus, un long bassin entouré de colonnes et de statues, inspiré de la ville égyptienne du même nom. Il se termine par le Sérapéum, une grande salle semi-couverte intégrée dans la roche.

Cet endroit servait d’espace de représentation, de banquets et de cérémonies. C’est l’un des ensembles les mieux conservés, et aussi l’un des plus marquants visuellement lors de la visite.

vue plan large
zoom sur les statues
Le Canopus et le Sérapéum

Le Théâtre Maritime

C’est l’un des espaces les plus connus du site, et souvent découvert après les bassins. Il s’agit d’une construction circulaire entourée d’un canal, accessible à l’époque par un pont mobile.

Ce lieu est désigné comme l’espace privé de l’empereur Hadrien qui y vivait à l’époque. L’architecture est originale est suffisamment bien conservée pour qu’on puisse imaginer à quoi ressemblait cet endroit.

côté theatre maritime
theatre maritime
face theatre maritime

Thermes monumentaux

Les grands thermes font partie des bâtiments les plus étendus. Contrairement à ce que leur nom pourrait laisser penser, ils ne servaient pas uniquement à se laver mais aussi à se rencontrer, se reposer et discuter.

Ils étaient destiné à un usage collectif mais pas pour n’importe qui, uniquement pour la cour impériale, les dignitaires et le personnel de haut rang. On y retrouve l’organisation classique des bains romains avec des salles froides, chaudes et tièdes.

Pour créer des salles chaudes, les sols reposaient sur un système d’hypocauste, un chauffage par le sol alimenté par des fours situés à l’arrière du bâtiment. L’air chaud circulait sous les planchers et dans les murs, permettant de maintenir des températures élevées dans certaines salles.

les grandes termes
panneau d'affichage
ensemble grand termes

Thermes privés et ses salles

Les petits thermes sont plus compacts et plus travaillés. Elles étaient destinées à un usage plus privé, réservé à l’empereur Hadrien et à son cercle proche.

Contrairement aux grands thermes, l’accent est mis sur le confort et l’intimité. Les salles sont plus petites, mieux isolées, et certaines présentent des sols en mosaïque plus soignés.

On y retrouve le même enchaînement de pièces froides, tiède et chaudes, mais dans un parcours plus court. Ces thermes illustrent très clairement la hiérarchie des espaces au sein du lieu, entre lieux collectifs et zones strictement privées.

termes privées
thermes privées
termes privées

Les bibliothèques et l’Auditorium

La Villa Adriana n’était pas seulement un lieu de plaisir et de représentation, mais comprenait aussi des parties intellectuelles pour la recherche et l’enseignement.

Plusieurs bâtiments sont identifiés comme des bibliothèques, séparées entre collections grecques et latines. Elles servaient à la conservation des rouleaux, mais aussi à la lecture et à l’étude.

Vous trouverez non loin, un auditorium, destiné aux lectures publiques, récitations, discours ou réunions. Ces parties reflètent le goût d’Hadrien pour la culture grecque, la philosophie et les arts, et montre que le pouvoir s’exerçait aussi par le savoir.

bibliothèque
chemin bibliothèque
l'auditorium

La place d’or

Un peu éloigné du reste, vous trouverez la Place d’Or ou Piazza d’Oro, c’est l’un des secteurs les plus élégants et les plus luxueux des vestiges. C’est un ensemble organisé autour d’une cour, avec des portiques, des bassins et des salles qui étaient richement décorées à l’origine.

Son nom vient des riches ornements qui la décoraient à l’époque, comme : des marbres colorés, des colonnes précieuses et des jeux d’eau. C’était une zone de réception prestigieuse, utilisée pour impressionner les visiteurs de haut rang.

On peut comprendre en analysant la complexité du plan, la qualité des matériaux et l’intégration de l’eau dans l’architecture que le niveau de sophistication de cet endroit était très élevé. C’est un bon exemple de l’architecture romaine tardive, qui mélange efficacité technique et mise en scène du pouvoir.

place d'or
panneau affichage de la place
panneau de la place

Les lieux techniques et les coulisses

Autour et sous les bâtiments visibles se cache une vaste infrastructure technique, souvent ignorée des visiteurs. Il s’agit de galeries souterraines, de couloirs de service et de zones logistiques qui permettaient notamment au personnel de circuler de manière discrète, et d’acheminer la nourriture et les matériaux.

Grâce à ces réseaux, la villa fonctionnait comme une petite ville autonome, sans interférer avec la vie de la cour. Ces espaces sont essentiels pour comprendre l’organisation et l’ampleur réelle du site.

chemin au milieu du jardin
hôpital
sol de l'hôpital

Histoire de la Villa Adriana

Construite au début du 2ᵉ siècle après J.-C., la Villa Adriana est un projet personnel de l’empereur Hadrien, qui gouvernait un Empire romain à son apogée territoriale.

Contrairement à d’autres empereurs, il passait beaucoup de temps hors de Rome et souhaitait une résidence capable de remplacer la capitale. Il a donc conçu ce complexe, inspiré de ses voyages à travers l’Empire.

Après sa mort, la résidence continua d’être utilisée, mais fut progressivement abandonnée à partir du 4ᵉ siècle. Suite à ça, les matériaux ont été réemployés ailleurs, et les statues déplacées ou perdues.

À la Renaissance, le site est redécouvert, souvent pillé pour embellir d’autres constructions, notamment Villa d’Este. Ce n’est qu’à partir du 10ᵉ siècle que la celle-ci est réellement protégée, étudiée et reconnue comme un site archéologique majeur, classé aujourd’hui au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ainsi se termine ce guide sur la découverte de cette ancienne résidence impériale. Vous l’aurez compris, cette excursion offre une expérience très différente de celle des grands sites antiques de Rome.

Idéalement, cette excursion se fait en complément de la Villa d’Este, située à proximité. Ensemble, ces deux sites offrent un contraste intéressant entre l’Antiquité romaine et la Renaissance italienne, et permettent de mieux comprendre l’évolution du pouvoir, de l’architecture et de l’art sur près de quinze siècles.